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les extraits proposés ici sont des versions courtes de démonstration montées à partir des CD de la page discographie
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On peut grouper l'étude du psaltérion et du tympanon car ils représentent les différentes facettes d'un même type instrumental : l'un dont on pince les cordes, l'autre qu'on frappe. Tous deux sont faits d'une caisse de résonance d'un bout à l'autre de laquelle des cordes sont tendues sur deux jeux de chevalets. Les chevilles qu'on utilise pour accorder l’instrument sont souvent fixées tête-bêche et pour ces deux instruments, on a souvent démultiplié les cordes. Un jeu de deux cordes ou plus pour chaque note présente plusieurs avantages. D'abord cela produit un son d'une meilleure tonalité et d’une plus grande portée ; ensuite, cela assure une plus grande solidité aux cordes, particulièrement pour le tympanon.
Le psaltérion se développa au Proche~Orient et s'infiltra en Europe pendant les Croisades. On le retrouve régulièrement sur les illustrations dès le XII° siècle sous deux noms d'origine grecque : psaltérion et canon (de kanon). Le Kanun arabe d'aujourd'hui est un grand psaltérion dont on joue avec beaucoup de virtuosité dans les orchestres du Moyen-Orient : c'est un ancêtre direct du modèle européen du psaltérion. La forme la plus caractéristique est la forme en trapèze aux côtés incurvés, en forme de groin.
On jouait le psaltérion soit en le posant sur les genoux, soit en l'inclinant sur la poitrine et il semble qu'on ait utilisé aussi bien un plectre en plume d'oie que les doigts. Le psaltérion est souvent cité dans les textes, comme membre d'ensembles divers et variés ou, évidemment, comme instrument soliste.
David Munrow
Instruments de musique du Moyen Age et de la Renaissance
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