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enregistrement, montage et mixage Jean Michel Deliers
(captation pour France Culture)
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Mise en scène
CHRISTIAN RIST
Création et réalisation sonore et musicale en octophonie
JEAN MICHEL DELIERS
avec la voix de
ELISABETH BARTIN
Costumes
ANNE LECUT
Scénographie
CAROLINE MEXME
Lumières
STÉPHANIE DANIEL
Direction tecnique
LAURENT JUGEL
avec
LAURE WOLF
LIONEL MONIER
CHRISTIAN RIST
JEAN MICHEL DELIERS
Musique finale
YAN DISMAS ZELENKA

implantation son multicanal (octophonie)
pour Le Mort de Georges Bataille
Création : le 18 mai 2005 au FESTIN, Centre Dramatique National de Montluçon.
Maison de la Culture d'Amiens, Les TAPS et La Friche Laiterie/Strasbourg.
France Culture, "Comme au théâtre" par Joëlle Gayot, le 8 janvier 2007.
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Le Voir Dit - Compagnie Christian Rist
La lente valse de la mort
En montant Le mort" de Bataille, Christian Rist offre, sur une mise en scène illuminée, un plongeon dans une nuit de débauche.
Obscénité, violence et déchéance. Comme une valse à trois temps qui tourne la tête du spectateur. En mettant en scène "Le mort" de Georges Bataille, Christian Rist s'est attaqué à l'irreprésentable. [...] Cette pièce mélange des odeurs de sexe et de mort.
[...] Des mots crus claquent aux oreilles du spectateur assis dans un étrange espace qui participe à la réussite de cette création. [...] Une arène où sont lâchés deux comédiens. Laure Thièry et Lionel Monier récitent les deux versions du texte de Bataille. Les mots se chevauchent, se font écho, parfois se contredisent.
Descente aux enfers
Au fil du récit, les acteurs laissent apparaître en filigrane comme une incarnation des personnages. [...] L'histoire avance inexorablement vers l'absolue déchéance. Les corps sont exposés crûment au regard du spectateur. Les corps sont souillés, lavés et changés. L'eau est sans cesse présente. Pour purifier ou avilir un peu plus encore.
La prestation des comédiens est saisissante et relevée par des jeux de lumière hypnotiques. La descente aux enfers de Marie est scandée par Christian Rist. Le metteur en scène tout de blanc vêtu marque le début de chaque chapitre. Il y en a vingt-huit. Comme autant de stations d'un chemin de croix de la débauche. La musique sacrée telle une marche funèbre rythme le récit et reprend l'intitulé de tous les chapitres. Jusqu'à la mise en bière.
Des extraits de la préface du "Mort" écrite par Bataille émaillent cette histoire emplie d'obscénité. Interprétés par Christian Rist, ils donnent un éclairage sur l'état de confusion mentale de l'auteur au moment où il a rédigé ce texte. Et le spectateur captivé suit entre dégoût et fascination la lente valse de la mort.
Michèle Mouret
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LES DERNIÈRES NOUVELLES D'ALSACE
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Une obscène danse funèbre
[...] On mesure en tout état de cause, découvrant la structure mobile de son théâtre itinérant posée au hall des chars et découvrant sa mise en scène du Mort, et l'intéret et l'enjeu : il y a là une claire force de proposition, un coeur de réseau, en même temps que l'effet d'une pensée affûtée, sur la langue, l'écriture, le théâtre.
Le Mort donc de Bataille, en tant que la "clé lubrique" dit Rist, d'une quête littéraire et philosophique toute entière vouée à la question de l'érotisme et de la mort, de la jouissance.
[...] Dans les bois clairs du théâtre du Voir Dit, Christian Rist effeuille page après page la chronique de cette obscène danse et cérémonie funèbre, y glisse quelques propos éclairants de Bataille lui-même, pendant qu'à cette liturgie baroque Laure Wolf et Lionel Monier prêtent corps et langue eux-mêmes exposés sans complaisance ni faiblesse d'aucune sorte - exposés exactement, en vive et forte et saisissante théâtralité.
Antoine Wicker
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